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BASE 11/19



Événement professionnel en tant que partenaire prévu au stade Bollaert de Lens pendant 2 jours. Une aubaine pour tenter de faire quelques images nocturnes. On me demande si je me joins au dîner de l’équipe ce soir vers 20h30. Ça ne m’arrange pas car c’est “l’heure bleue” le meilleur moment pour mes photos mais j’accepte quand même, l’équipe est sympathique et je ne vais pas faire mon associable. Je ferai des photos de nuit, tant pis. Libéré à 18h00 de mes obligations, je dépose mes affaires à l’hôtel juste en face et me mets en route pour un repérage.

“Ville de Lens” tapé sur Google, recherche image, je regarde les points d’intérêts et j’aperçois une vignette avec les fameux “Terrils” qui se trouvent juste à côté à côté à Loos-en-Gohelle. Une chance!

Les Terrils sont des collines artificielles réalisées à partir de résidus miniers, principalement du Schiste. Une fois sur place, je me rends compte du potentiel sans réellement avoir conscience des éclairages nocturnes. Une passerelle d’époque surplombe deux réseaux routiers. Avec un peu de chance, mon 20mm couvrira les Terrils et les routes.

L’endroit dégage une impression de force tranquille, un passé lourd d’histoire, chargé, rude qui impose le respect des hommes qui ont travaillé ici jusqu’en 1986.

J’espère que les grilles seront toujours ouvertes ce soir.

Le dîner d'équipe a lieu au restaurant “Le Pain de la Bouche” avec une carte remplie de spécialités, un patron avenant et une déco sympa. L’heure tourne et il est déjà plus de 22H00 quand nous sortons de table. Je salue tout le monde et mets le GPS direction la Fosse 11-19.

En arrivant sur place, je ne distingue plus les Terrils perdus dans la noirceur du ciel. Heureusement que j’ai fait mon repérage de jour quelques heures avant, ce qui me permet de me diriger vers la passerelle comme premier lieu de prise de vue. Sur le chemin j’aperçois des lampadaires rouge vifs comme s'ils avaient été spécialement installés pour moi ce soir! Je change mon diaphragme fétiche f/8 pour f/5.6 en augmentant la sensibilité à 200 ISO malgré mon temps de pose à 30 secondes car le ciel est beaucoup trop sombre et on distingue mal les Terrils.

Je retrouve ma passerelle plongée dans dans l’obscurité. Je croise un homme qui promène son chien. Il doit bien connaître le lieu pour se diriger sans lampe torche.

Après une dizaine de clichés, je reviens sur mes pas vers les anciens bâtiments industriels qui ont été sauvés de la destruction mais il est déjà minuit. Trop de chose à photographier. Comme d’habitude, j’ai l’impression de vivre un challenge dans lequel je me dois de ramener un minimum de bonnes images dans un temps limité. Je me console en me disant que j’ai au moins trois bonnes images dans la boîte.

Les photos se trouvent ici...


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