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Bassin de la Villette



Direction cette fois, métro Jaurès dans le 19ème. Je voulais voir le début du Bassin de la Villette avec ses restaurants et son animation à la tombée de la nuit. Je m'aventure sous les arcades pour un premier repérage mais la faune qui traîne s’apparente de toute évidence à des dealers. Difficile d’imaginer poser son nouveau trépied Manfrotto (Befree Advance) au milieu de ces individus sans être ennuyé. Dommage car je repère des halogènes qui auraient fait un beau contraste avec le ciel bleu et dégagée de cette belle première journée ensoleillée. La terrasse du café restaurant le “25ème Est” qui surplombe le début du bassin est en réfection, je vais devoir trouver autre chose pour commencer. Il est encore tôt et nous décidons avec Isabelle qui m’accompagne de manger un morceau au “Barlu” le temps que le soleil disparaisse derrière la ville.

La nuit tombe et mes yeux commencent à scanner le moindre éclairage intéressant. Même scénario que d’habitude, il faut aller vite tout en découvrant les lieux. L’objectif est de parcourir le bassin jusqu’à la voie ferrée un peu avant la Villette et de faire demi-tour sur l’autre quai. Nous longeons au pas de course l’étendue d’eau bordée de péniches avec ses Parisiens assis sur le bord du quai, en couple, seuls ou entre amis en train de pique-niquer, boire ou refaire le monde.

L’ambiance est populaire et sympathique mais aucune bonne image se profile à l’horizon. Les possibilités de photos font trop “carte postale”. J’accélère le pas, le ciel s’est déjà bien trop obscurcit. L’ambiance est incroyable. Les restaurants et leur terrasse sont tous attirants et débordent d’énergie positive mais je suis déçu par mon inspiration. Je passe trop de temps sur des photos que je n’exploiterai probablement pas.

On verra bien au développement avec Camera Raw. Les photos ont une deuxième vie sous ses curseurs. C’est d’ailleurs un plaisir lié à l’acte photographique qui se prolonge. Dans un premier temps il y a la chasse aux cadrages, l’excitation d’avoir trouver un peu de magie dans le viseur. Et puis il y a le deuxième temps, celui de l’importation des images sur l’écran du Mac. Deux ou trois réglages des tons clairs ou sombres, un peu de clarté (contraste), correction de l’exposition, des blancs, des noirs si besoin et de la vibrance. L’image se métamorphose. On se met à la scruter, apercevoir des détails qu’on avait pas remarqué à la prise de vue. Je corrige aussi un peu le vignettage et l’horizontalité si nécessaire. Jamais de saturation ni de netteté et rarement de recadrage. Photoshop ne me sert qu’à redresser certaines perspectives. Cette deuxième vie c’est aussi l’acte créatif du choix. Choisir c’est assumer, choisir c’est aimer.

Le reste des photos dans l'album "Paris".


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